Notre sélection de gins : la diversité des distilleries
Le gin est un spiritueux à l’histoire ancienne : né au XVIIe siècle comme préparation médicinale, il est devenu l’une des grandes familles de la distillation contemporaine. Contrairement à une idée répandue, il ne se limite pas à l’Angleterre : ce pays en a fixé les codes, tandis que la France et d’autres origines développent aujourd’hui des signatures très lisibles. Ce qui oriente le choix en premier, c’est cette dualité : d’un côté, un style anglais sec et structuré, de l’autre, des gins français et artisanaux centrés sur l’expression locale des botaniques. Chez S’prit Bacchus, nous de méthode aidons à situer chaque bouteille selon le profil de dégustation recherché.
Le gin dans les traditions anglaise et française
Historiquement, l’Angleterre a posé les bases du gin classique. Le style London Dry reste le repère le plus clair : une base d’alcool de grain redistillée avec des botaniques traditionnelles, où le genièvre doit rester net, sans écraser les notes d’agrumes, d’épices ou de fleurs. La France suit une autre logique : des distilleries qui reprennent la technique classique tout en intégrant des plantes régionales, comme les herbes méditerranéennes, les baies locales ou certaines fleurs sauvages.
En dégustation, la vraie question se joue sur l’équilibre entre le genièvre et les botaniques secondaires. Un gin à 40-43 % vol. donne souvent une lecture souple et accessible, alors qu’entre 44 et 47 % vol., la structure aromatique gagne en tension. Si vous débutez, privilégiez un London Dry bien construit pour fixer vos repères.
Processus de distillation et sélection des botaniques
Tout gin part d’un alcool neutre, le plus souvent issu de céréales, distillé à haut degré avant l’aromatisation. Les arômes viennent ensuite d’une macération ou d’une infusion de botaniques : genièvre, coriandre, écorces d’agrumes, racine d’angélique, iris, cardamome ou fleur de sureau selon la signature recherchée. La redistillation fixe cet ensemble et affine la texture : c’est là que se joue la précision du style.
Le critère qui départage un gin classique d’une version artisanale tient moins au nombre d’ingrédients qu’à leur lisibilité dans le verre. Dans les faits, une recette de 8 à 12 botaniques peut offrir un profil très cohérent, alors qu’une liste plus longue demandera une grande maîtrise pour rester précise. Si vous ne devez retenir qu’un repère, c’est celui-ci : une formule épurée met en avant la franchise du genièvre, une formule plus large cherche une complexité plus nuancée.
Approcher le gin : des gins classiques aux expressions artisanales
La sélection s’organise utilement en trois profils. D’abord, les gins classiques de style dry : droits, nets, souvent adaptés au gin tonic ou au martini. Ensuite, les gins de caractère : distilleries françaises ou étrangères qui travaillent des botaniques moins attendues, parfois sur des bases plus épicées, plus florales ou plus citronnées. Enfin, les small batch et productions artisanales : séries limitées, travail parcellaire des plantes, identité plus marquée.
Le prix donne un premier niveau de lecture, sans suffire à lui seul. Une bouteille d’initiation entre 25 et 35 euros permet souvent de comprendre le style; entre 40 et 60 euros, on entre plus nettement dans la précision aromatique, l’origine des plantes ou le travail de distillation; au-delà, la rareté, le lot ou certaines méthodes de production prennent davantage de poids. Chez S’prit Bacchus, nous de méthode conseillons d’avancer par profils de dégustation plutôt que par promesse de prestige : c’est la façon la plus juste de trouver un gin adapté à votre palais.